Distribution de mauvais points !
Expliquez-moi comment des gens qui ont fait Sciences Po, l'Ena et autres formations pour diriger notre pays sont capables de :
- claironner pendant des années que le Français moyen ne sait plus lire en sortant de l'école... et envoyer un traité de ratification de l'Europe dans chaque boîte aux lettres, en demandant aux gens de le valider. Je suis bien placée pour dire que c'est une "ânerie" monumentale de nous avoir enjoints à tous de lire ce texte ! Certains lecteurs auraient pu le comprendre mais n'auront jamais pris le temps de le lire, d'autres n'avaient pas le temps, pas l'envie, ou pas le sens de l'analyse. Alors, on a, d'un coup, culpabilisé une grande partie de la population qui a dû se rendre à l'évidence : elle ne peut jauger un texte qui détermine son avenir. Ceci dit, même un roman lu par plusieurs personnes est interpété différemment. C'est ce qui s'est passé avec ce traité : tout le monde a voulu nous l'expliquer, en le décryptant à sa manière. Moi, je me suis souvent méfiée des explications de texte foireuses ou partiales.
- entendre le peuple rural et/ou aux faibles revenus dire "non" à une Europe pour lui irréelle, bourgeoise, élitiste et citadine... et nommer un Premier Ministre, beau garçon certes, mais issu d'une famille d'aristocrates nantis et réputé intellectuel.
- prôner la parité hommes/femmes et être incapable de nommer davantage de femmes dans le gouvernement.
Notre monde politique est bien décevant. Je ne suis pas guérie du "non" au référendum. Je me sens misérable de cette France franco-française. C'est un peu comme si l'on m'avait raboté les ailes ou si l'on avait refermé la porte de ma cage après m'avoir fait miroiter un monde qui attendait mon envol...
Je suis donc toute dépitée : ni de gauche, ni de droite, ni bien verte, ni aux extrêmes. J'étais européenne et je ne suis plus que française sans identité politique. C'est très compliqué pour moi ce nouveau statut, sans statut.
Une belle réussite cependant qu'on ne peut même pas imputer à une action volontaire en politique : la bourse monte. Y a t-il dans la blogosphère des gens qui peuvent m'expliquer ce que cela annonce ? Le Français dit "non", les subventions vont fondre et les pépètes en bourse vont croître... Bizarre, non ?
Peut-être que les paysans devraient vendre leurs terres aux Anglais, acheter des titres français et nous, consommateurs, nous mangerons du maïs en boite... américain, bien sûr, et des germes de soja chinois ! Est-ce la preuve qu'on ne peut vraiment plus parler d'Europe ?







Bonjour Bettina ,
tu peux dire aussi Aucun renouvellement de la classe politique , remise en question inexistante (cela ne fait pas partie de la culture locale) et donc esprit de demene/demerde fantome = mobilité sociale de plus en plus réduite ... (si tu grandis dans des coins chauds , tu as plus de chance d'y rester que de partir) ...
C'est dommage ...
J'ajoutes qae ce n'est pas seulement l'identité européénne qui est remis en cause , c'est la place de la france dans le monde ...
Il y'a 10 ans , la france était le 4eme exportateur mondial (services et biens confondus) aujourd'hui 6eme à tt casser et encore ...
Sans constit euro + des politiques cocorico (= blaireaux) , c'est le début de beaucoup pire ...
On lira peut etre un jour dans des manuels étrangers ... (la France ce pays du tiers monde ...) hé hé
Tchao !
ps : ces paroles n'engagent que moi et je ne fais pas que parler , j'agis à ma façon (action bénévole entre autres) pour que ça bouge . A bon entendeur :O )
Rédigé par: Andy Kwok | le 24 juin 2005 à 07:34
D'accord avec votre diagnostic à tous les deux. Le point de départ de tout cela, c'est qu'on se cache la vérité et qu'on la cache aux français. Des années 50 à la fin des années 80, le modèle économique français a fonctionné et a permis un système social protecteur. Ce modèle est mort (sur le sujet, lire le rapport Blanc sur les nouveaux modèles de croissance c'est à la fois très formateur et très inquiétant si on ne fait rien
http://www.christian-blanc.net/). C'est plus facile de faire des envolées lyriques sur la France, la France, la France...que de dire la vérité: la France est un pays moyen, qui se fait dépasser par d'autres (ex: R-Uni), incapable de procurer du travail à ses jeunes et à ses moins jeunes. Avec notre démographie, il faut 3% de croissance annuelle pour maintenir le modèle social et équilibrer les comptes de l'Etat. Depuis 10 ans , on fait moins de 2% en moyenne. Kékonfait alors ? Soit on ramène l'innovation et le travail au coeur du débat, soit on attend encore, on vit à crédit et le changement se fera dans la douleur. Avec un choc frontal entre un pouvoir politique qui sera obligé d'y aller à la serpe et des syndicats accrochés à une vision du Monde qu'ils n'ont pas adaptée depuis 30 ans. Blocage assuré. Allons z'enfants. Cordialement, Pierre-Michel
Rédigé par: PMB | le 24 juin 2005 à 10:54
Bettina tu poses les bonnes questions mais hélas il n'y a aucune réponse, car ce pays est le plus immobiliste qui soit: aucune réforme n'y est possible sauf si elle débouche sur l'accroissement du déficit ou l'augmentation des prélévements sociaux. Ce pays est verrouillé par tous les bouts. Et je ne vois aucun homme d'ETAT capable de faire sauter ces verrous, qui touchent aussi bien le secteur privé que public, les syndicats que les grands patrons, les politiques que les sociologues. Nous sommes tout simplement un pays sans avenir, telle est ma conviction.
Rédigé par: herve resse | le 24 juin 2005 à 18:38
Je te suis aussi Bettina. Plus de convictions politiques mais des ambitions européennes. La place de l'Europe dans le monde m'inquiète plus que celle, égoïste, de la France. Et la politique, au milieu de tout ça, est un outils imparfait, qui ne peut rien, et promet beaucoup, trop, sans humilité. C'est triste. Gauche, droite, le débat n'est effectivement pas là. Je le pense...
Rédigé par: Damdam | le 24 juin 2005 à 20:13
Je ne voudrais pas me répéter sur la blogosphère mais j'ai voté NON à la ratification du traité et je suis pour l'Europe.
Je ne me sens pas franco-français pour autant mais européenn car j'ai une double nationalité européenne: franco-portugaise.
En résumé, je veux une Europe fédéraliste et viable...pas de celle qui était proposé dans ce traité!
2007, c'est déjà demain...
D'ici là il faudrait se mobiliser et je compte le faire en tant que blogueur-citoyen.
Les hommes politiques qui sont en place ne sont pas arrivés là par hasard...des gens ont voté pour eux...on a aussi la classe politique que l'on mérite ;-)
Rédigé par: Helder | le 24 juin 2005 à 20:14
-> Andy, Pierre-Michel, Damdam et Hervé,
Merci de vos commentaires si instructifs et bien pensés. Cela ne me remonte pas le moral car vous êtes clairvoyants sur ce qui se passe et vous ajoutez des idées que j'avais omises ici (La France dans le monde, l'immobilisme, le rappel du modèle des années 50 à 80 et... ce qui n'est qu'un outil imparfait : la politique qui promet beaucoup.
-> Helder, oui, nous avons les politiques que mérite la majorité des Francais.
Blogueur-citoyen, cela consiste en quoi ?
Rédigé par: Bettina Soulez | le 24 juin 2005 à 20:58
Bettina,
je suis comme tu l'imagines très déçue par
le résultat du référendum, mais le soir du 29 mai j'ai pris acte de la décision des Français.
J'étais au départ contre ce référendum, je savais que les Français ne répondraient pas à la question, je l'ai dit en tant qu'intervenante,personne ne m'a suivi.( sur la blogosphère -;)
il est évident que ce texte était compliqué
surtout pour moi qui suis complètement incompétente en droit constitutionel-;)
j'ai très tot constaté une grande réactivité de la part des partisans du non,
içi mais surtout sur le TERRAIN,j'en suis
arrivée à des moments de desespoir quand j'ai constaté l'éfficacité de beaucoup; mais il était trop tard, la désinformation avait fait son chemin, aidée en cela par une politique désastreuse conduite par les tenants du oui de droite.
comme je rentre à l'instant et que je réagis à chaud à ta note, je me permets de citer VGE: " les français ont déclenché la crise actuelle de l'Europe. on ne peut pas
à la fois etre les auteurs des crises et en meme temps s'interroger, sur un ton dramatique, sur les conséquences."
PS: on m'a traitée de giscardiene je ne sais plus combien de fois -;)
Rédigé par: rosalie | le 24 juin 2005 à 21:24
Il n'y a pas de définition officielle.
Je vous donne ma "version personnelle":
Je vais me positionner en tant qu'un individu - blogueur - pour défendre mes droits politiques.
Pendant la campagne - propagande pour le OUI, je me suis engagé, à ma façon (!), pour lutter contre l'abstention et pour que certains de mes lecteurs votent NON.
Le saviez-vous?
L'actuel Premier ministre portugais (socialiste)a ouvert un blog pendant la campagne des législatives.
http://josesocrates.blogs.sapo.pt/
En 2007, en France, des candidats feront la même chose...
Mais le Portugal aura déjà deux ans d'avance!
Je n'ai aucune prétention à part défendre certaines idées et remettre en cause certaines opinions.
Rédigé par: Helder | le 24 juin 2005 à 21:33
La situation en ce moment en Europe n'est pas dû au NON français au référendum!
Le NON a contribué à la crise actuelle mais les NON français et hollandais sont les conséquences d'une Europe "malade" depuis un certain temps...
Lequel d'entre vous à un jour penser que les Britanniques voteraient OUI au référendum.
Ils ne veulent déjà pas de l'Euro...
Sont-ils plus cons et/ou plus racistes que les Français?
Rédigé par: Helder | le 24 juin 2005 à 21:42
il y a une chose que je ne supporte plus d'entendre c'est le mot propagangue.
Il y a eu un DEBAT, des EXPLICATIONS un point c'est tout.
PS: je parle de désinformation, on me répond
propagande!
Rédigé par: rosalie | le 24 juin 2005 à 22:51
-> Rosalie et Helder,
Vous me faites bosser ! Je suis là, avec le dictionnaire, à vérifier le mot "propagande" pour le replacer dans votre contexte.
C'est vrai, c'est bizarre ce mot qui arrive là ! = "action systématique exercée sur l'opinion pour faire accepter certaines idées ou doctrines". Pour moi, il y a eu mauvais débat mais débat puisque tous les courants politiques se sont exprimés (certains malheureusement mieux que d'autres).
La propagande serait le propre d'une voix unique. Or, il y a eu, en France, liberté de penser et de s'exprimer.
Rédigé par: Bettina Soulez | le 24 juin 2005 à 23:39
Bettina, j'ai lu un papier de Thierry de Montbrial dans le Monde (daté 24 juin) qui va dans ton sens. Dans le fait que le texte de la constitution était trop aride et inadapté au commun des mortels (d'ailleurs je ne l'ai pas lu, chacun son métier).
Rédigé par: Laurent Javault | le 25 juin 2005 à 00:18
Une Europe fédéraliste, une Europe sociale.... qui n'est pas d'accord ? Mais vouloir atteindre le modèle parfait d'un seul coup à 25, c'est l'utopie totale. Une construction comme celle-là se fait par petits pas. Tous les projets qui marchent se font comme cela et surement pas avec le saut quantique vers LA solution. Ce qui compte c'est le mouvement. Et là, le mouvement on l'a stoppé net, et pour un bon moment. Alors l'Europe était-elle malade avant le referendum ? C'est un peu facile comme conclusion. Une fois de plus, la faute à Bruxelles. Bonne nuit quand même, amis d'Europe. PMB
Rédigé par: PMB | le 25 juin 2005 à 01:56
-> Laurent, bonjour
Je n'ai pas lu ce papier du Monde : je vais essayer de le retrouver. Merci. J'aurais pu écrire sur ce sujet avant même le référendum car je savais dés la réception du document que c'était un défi impossible pour la grande majorité des gens. Je vois bien, dans mon métier, la disparité des niveaux de lecture. Beaucoup de personnes trouvent cette activité trop prenante et difficile. Certains ont du mal à s'affranchir du texte, à le survoler seulement et se culpabilisent lors d'une lecture peu approfondie. Cela peut donc aisément laisser la place à la colère ou au rejet du rédacteur !
-> Pierre-Michel, complètement d'accord avec toi ! Nous pouvions avancer dans le chemin, prendre un autre chemin non éclairci, rester en place ou reculer. La France a opté, dit-elle, pour un autre chemin : il va falloir le trouver et le débroussailler car si nous restons sur place, nous allons être envahis de mauvaises herbes et nous serons obligés de reculer vite fait, vers l'horizon qui est derrière nous ! Pas gai...
Rédigé par: Bettina Soulez | le 25 juin 2005 à 07:35
engagez-vous qu'il disait!:)
Rédigé par: Véronique | le 25 juin 2005 à 08:35
Tout téléspectateur qui a regardé "France Europe Express", sur France 3, pendant la campagne du référendum est en droit de se poser des questions sur le "déroulement" de la campagne...
Une des raisons du référendum: diviser la Gauche et le Parti Socialiste...
Je n'ai pas vu la France comme un "mouton noir" au sommet de Bruxelles: je regarde aussi les informations portugaises sur la RTPi car elles sont plus objectives que celles de TF1
Que mes commentaires déplaisent à certaines personnes qu'ils se rassurent: je ne suis pas là pour les caresser dans le sens du poil!
Je le répète: je me sens peut-être plus européen que la majorité des français de part ma double nationalité européenne.
J'ai les doubles obligations militaires et le double droit de vote: en 2006, je compte bien voter aux présidentielles portugaises!
Pour information, avec ce traité, on mettait fin à l'idée d'une Europe fédéraliste...
Rédigé par: Helder | le 25 juin 2005 à 09:18
-> Véronique
L'engagement : grave décision car on arrive dans ce monde-là, j'imagine, avec ses doutes et ses incompétences. Et il faut tenir bon sur ses convictions alors que celui qui nous représente ne les partage peut-être pas toutes.
J'admire, en tout cas, la force de votre engagement car vous le vivez avec aisance, et vos convictions personnelles passent. Vous sentez-vous cependant écoutée par votre parti ? Vous écoute-t-on plus depuis que vous avez un blog ?
Rédigé par: Bettina Soulez | le 25 juin 2005 à 09:22
-> Helder,
Le référendum pour diviser la gauche ?? Un peu lourd comme système pour ce simple résultat ! En revanche, que la gauche apparaisse ensuite comme divisée, oui, comme le pays d'ailleurs, oui, comme la droite, qui sait, maintenant, comme l'Europe, certes...
Rédigé par: Bettina Soulez | le 25 juin 2005 à 10:00
Une des raisons...
Une autre raison:le fait que Tony Blair ait décidé de soumettre la ratification du traité aux Britanniques par référendum...
Un référendum commun aux 25 pays...le même jour...je suis pour!
Rédigé par: Helder | le 25 juin 2005 à 10:23
D'accord avec Véronique... Changer les choses, c'est lent, c'est long.. mais pour cela il faut s'en donner les moyens... Engagez vous qu'ils disaient, et ils ont raison !
Rédigé par: Mry | le 25 juin 2005 à 16:51
Bon. Allez je me dévoue.
Votez VinVin !!!
Rédigé par: Vinvin | le 25 juin 2005 à 16:56
Yes: Vinvin for président! Abolition du poste de premier ministre (pas faire de jaloux). Bettina au droit des femmes (moi? demago? ;-)) Emery aux finances et budget (un gars du 6ème ça devrait le faire), M. Caca à la culture, Folie aux affaires étrange(s)res, Pierre Michel B. à l'économie, Julien Codorniou à l'industrie, Le Blase à l'intérieur, Benito Report à l'information, Rodrigo Sepulveda à la justice, Christophe G. aux relations avec le parlement et porte parole du gouvernement, Christian DH, à l'éduc évidemment, Resse aux Sports (physique de l'emploi, aha aha), Marion au commerce et à l'artisanat, Largentula à la jeunesse et insertion professionnelle, Fanny B. à la recherche et technologies, NoNaMe à la santé (comme elle fume, ça fera sérieux). Avec ça je te remonte la france au moins au rang du zimbabwee ou du honduras.
Rédigé par: herve resse | le 25 juin 2005 à 18:51
il a terminé Giscard l'autre jour en disant
un truc qui m'a bien pluplu à propos du traité:
" il faut laisser tomber la poussière"-;)
Rédigé par: rosalie | le 25 juin 2005 à 20:59
Vinvin, président ! Ah, ça va nous changer de Chirac ! Moi, ça me va ! Question "mulot", déjà, je sais qu'il assure ! J'attends encore sa photo sur le blog d'Mry pour m'en faire une meilleure idée même si le croquis fait par son fils m'en a donné un aperçu déjà assez fiable...
Rédigé par: Bettina Soulez | le 25 juin 2005 à 21:06
Non, non, ce n'était pas un croquis, le dessin était proche du personnage je trouve...
Rédigé par: Damdam | le 25 juin 2005 à 21:16