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Un restaurant de poissons, cher, plutôt classe, où l'on peut manger des huîtres. 4 soeurs qui sont là pour faire plaisir à celle qui repart au Canada et n'a pas mangé d'huîtres depuis un bail...
Petit à petit, ça dérape :
1. La serveuse (plutôt vulgaire mais bon ! quelle importance...) se vautre quasiment sur la table pour prendre la commande et tangue à tout moment vers la table du fond où un beau mec dîne seul...
2. Le môme, qui est à la table à droite, hurle à sa mère et à son amant qui se bécotent à bouche-que-veux-tu qu'il veut faire "caca" (!) et que si on attend encore, il va faire sur sa chaise (!)... Charmants, les mômes des autres !...
3. Le plateau de fruits de mer servi n'a pas les huîtres commandées... Bon !...
4. On demande du pain au serveur, la commande est oubliée le temps des huîtres... Agaçant !...
5. Mais le summum arrive... On sert à la Canadienne les 6 gros escargots à l'ail qu'elle a choisis comme plat principal. L'un des escargots est tellement recroquevillé que ce 6ème-là, quoiqu'on fasse, reste planqué ! Le plat est devenu froid tandis que la salle du restau est désertée par le personnel !
6. Les serveurs rigolent entre eux en cuisine ! Il faut finalement aller chercher un gars pour qu'il constate que la bête est bien cuite, froide, rebelle et enfoui au fond de son nid !
7. Il essaie à son tour de l'extirper, n'y arrive pas et devinez quoi ? Sur la desserte, à côté de nous, il flanque des grands de marteau-massue-couteau-verre-ou casse-noisette... et, après tout ce tapage, il remet, sous le pif de la canadienne, l'assiette avec le mollusque froid et maté dans sa coquille écrasée !!!!
8. A la table à gauche, pendant notre bras de fer avec l'escargot, les clients renvoyaient à la caisse leur addition erronée...
Bigre ! Nous voici, toutes les 4, mûres pour l'esclandre ! On le fait, mais la soirée est gâchée. C'était très cher payé même s'ils ont offert les escargots et les cafés.
Quant à la TVA à 5.5, quelle mascarade ! Les baisses de prix sont peanuts et le personnel nul ! Le restaurant n'est plus un moment unique pour être bien ensemble. Restons chez nous !
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Qui peut m'aider ?
Je dois changer de mobile.
Un conseil ?
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"La pêche", l'intelligence vive, la parole fluide : c'est Michel Rocard... avec un sujet qui passionne... et, au passage, un scoop !
Tout était donc réuni pour rendre excellente la soirée de ces dirigeants d'entreprises du bâtiment affiliées au GCCP, le syndicat du "Génie climatique, de la couverture et de la plomberie".
Le thème : "Les enjeux du développement durable". Impossible cette fois-ci de se dire : "encore !?!". Car Michel Rocard situe d'emblée sa mission dans l'urgence mondiale face à la détérioration de certains espaces de la planète. Rien de culpabilisant dans son discours. Juste une prise de conscience qui passe par un aperçu de l'Arctique. Et nous admettons facilement que la France a raison de se lancer dans la lutte contre le gaspillage, la pollution chimique et le réchauffement climatique.
Le scoop : l'importance de l'enveloppe budgétaire destinée au logement social.
Balayé, face à Rocard, ce clivage mortel gauche-droite ! Les chefs d'entreprise présents saluent chez lui son intelligence et sa réflexion. Et nous constatons une fois de plus que Sarkozy a eu bien raison de confier à une pointure de son opposition un dossier brûlant qui devrait rester apolitique.
On était loin, lors de cette conférence, des verbeux ordinaires qui réduisent le développement durable à une nouvelle boîte de Pandore ! Nous avions face à nous un Sage bienveillant, loin des querelles assassines, et investi sur l'essentiel. Une hauteur de vue de bon aloi.
Merci.
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L'autre soir, Les éditions Eyrolles invitaient leurs auteurs à un cocktail au Musée Maillol ! Merveilleux moment au milieu des statues de Maillol pas loin d'une salle sublime avec les oeuvres de Séraphine !
Il fait bon être auteur dans cette maison d'édition ! Cela donne envie d'écrire ! Et on est vraiment accueilli ce jour-là par toute une équipe qui nous connaît et nous reconnaît ! Excellent pour l'ego et pour notre créativité !
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Quand une femme de pouvoir s'oppose ou fait ce que l'on considère comme une incartade, on l'a à l'oeil visiblement, et elle est même (malheureusement !) sur la sellette ! Et on lui attribue mille adjectifs excessifs !
Moi, j'aime bien ces petites jeunes, brillantes, et belles en plus, qui osent dire leurs convictions. C'est ça la jeunesse : oser sans peur. C'est le cas aussi de Kioscusko-Morizet. On a besoin de ces femmes-là. Je les respecte. Je les entends. Je les souhaite au gouvernement. Parfois je ne suis pas d'accord avec unetelle ou unetelle : ce n'est pas pour ça qu'elles doivent passer à la trappe ! On a besoin de la jeune intelligence et surtout, de celle des femmes, toujours si peu présentes en politique.
Et c'est incroyable d'entendre que Rama Yade se fait sermonner par les gouvernants, en pleine tribune ! A croire que c'est fait exprès pour la bafouer et qu'elle décide de démissionner ! Pourvu qu'elle tienne bon !
Le débat a du bon. L'a t'on consultée, Rama Yade, sur ces sujets qui sont les siens ? L'a-t-on écoutée ? Car la vraie question est là.
Pourquoi faudrait-il toujours se taire et obéir ? On n'apprend plus cela aux petites filles, depuis belle lurette ! Et maintenant, les petites sont devenues grandes et elles sont aux commandes. Habituez-vous, Messieurs ! Vous devrez changer aussi.
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Comme c'est bon de passer des larmes au rire !
Le cimetière à la toussaint... On y vient avec des brassées de fleurs pour que, ce jour-là, ça ait l'air un peu guilleret et surtout parce qu'on a quelques morts enfouis là dedans, qu'on aime bien et qu'on regrette encore...
Ca me bouleverse toujours mais ça me met toujours à la limite du fou-rire, pour essayer de rire de quelque chose alors que je suis inconsolable de l'essentiel.
Cette fois-ci, je suis servie ! Un mec, muni d'un des arrosoirs du cimetière, se sert de l'eau du cimetière et lave sa voiture devant le portail ! Est-ce le fils, est-ce le gendre ? Il a l'air sec et maigre, efficace, content de lui. La voiture brillera bientôt. Je vois la mémée claudiquante qui revient de la tombe ; son chauffeur du jour a amorti la course, la bagnole est toute propre, la tombe est fleurie ; la mémée a fait sa prière, le cheveu bien tourné au bigoudi pour faire honneur à son homme d'antan.Son chauffeur du jour la recolle dans la voiture et démarre.
Est-ce qu'elle le trouve finaud, est-ce qu'elle l'engueule, est-ce qu'elle a baissé les bras depuis le temps qu'il fait le même coup, est-ce que c'est elle qui lui demande, toutes les fois, d'avoir le courage et l'indécence de cette petite économie ? Je ne saurai pas.
Mais je me marre ! Sacré pingre, quand même ! L'eau des morts ! Y'a pas de limite ! Et c'est quand même pas les morts qui vont s'époumoner et râler... Ca jette un froid, non ?!?
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Rue89 ! Si ça continue sur ce ton, je vais devenir accro à ce blog !
Il paraît que nous avons la cote aux USA grâce à quelques auteurs qui parlent de nous, les femmes françaises ! Lisez, Messieurs, c'est instructif !
Mireille Guiliano a écrit un livre expliquant pourquoi nous sommes... minces, si, si !
Jamie Cat Callan développe toute une théorie pour affirmer que nous ne dormons jamais seules... si ! si !
et Debra Ollivier nous a observées pendant dix ans et sait maintenant pourquoi nous savons si bien jongler entre passion et sentiment ! Elle dit tout dans son futur best-seller : "What French Women know, about love, sex and other matters of the heart and mind" (Putnam Adult, $24,95)
Tous ces sujets sont déjà terriblement importants ! Mais quand on va parler de toutes nos autres qualités, alors, là ! Va falloir réviser, Messieurs, pour anticiper, mieux nous comprendre et nous aimer encore plus ! Yes !
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Je n'ai pas l'outrecuidance de penser que Claude Allègre lit mon blog, notamment ma note en septembre sur "Suons et sauvons l'ozone à nous tout seuls... Taxe carbone, quand tu nous tiens !" Disons plutôt que je suis satisfaite de l'entendre dire aujourd'hui ce que je pense depuis longtemps !
Voyons plutôt...
Du temps où l'économie allait de mieux en mieux, on disait :
"les voyages forment la jeunesse".
Et chacun espérait, comme le conseillait Du Bellay, pouvoir un jour courir le monde :
"Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison
Vivre entre ses parents le reste de son âge !"
Aujourd'hui, les temps sont difficiles, et même les voyages d'affaires se raréfient ; la flânerie à la recherche de la compréhension du monde n'est plus à l'ordre du jour.
Cela dit, comme j'ai eu l'occasion de voyager pas mal, notre taxe carbone pour notre petit pays semble un pet de mouche pour sauver le monde ! Car la pollution et l'ignorance de ses méfaits sont le lot commun de très grands pays qui s'en arrangent !!!! Et il n'est pas nécessaire d'être un grand savant ou un économiste réputé ou un écologiste averti pour s'en rendre compte ! Il suffit à l'étranger d'ouvrir les yeux et de sentir l'air des villes et d'entendre les moteurs vrombissants et de se refuser à boire certaines eaux soi-disant "de source", etc.
Pour l'instant, nous donnons l'exemple, paraît-il, avec un schéma très compliqué de taxation et de récupération ! Nous sommes donc les dindons d'une farce mondiale !
Il faudrait viser une démarche au moins européenne pour que cela ait de l'impact et du sens ! Heureusement, le commissaire européen à la fiscalité, Laszlo Kovacs y réfléchit sérieusement. Soyons attentifs à sa réflexion.
Vivement que les Français passent pour des aigles plutôt que des dindons !
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L'EPAD, d'après moi, c'est le Koh Lanta du monde des affaires !
Koh Lanta sur TF1, j'adore ! Des aventuriers s'affrontent en équipe d'abord... puis en individuel. Le but initial, couronner le plus grand aventurier. Mais la réalité est autre ! Rapidement, les plus courageux, les plus sportifs, les plus forts deviennent la bête noire de tous les autres. Alors, c'est parti pour les alliances et tout se joue dans les coulisses (= la plage, dans le vrai Koh Lanta !).
La stratégie et les accords tacites, tantôt tenus tantôt trahis, permettent lors des votes d'éliminer les encombrants. Au final, à Koh Lanta, ce ne sont pas les meilleurs qui restent mais les plus stratèges car ils mènent la danse en mettant les autres sous influence ! Alors, on attend avec angoisse et délice la surprise de l'élection car on espère toujours que la moralité du jeu redonne aux aventuriers le sens de leur présence et de leur vote.
L'EPAD, un Koh Lanta bis... Qui va décrocher le gros lot ? Que se passe-t-il aujourd'hui en coulisses ? Y a-t-il des alliances et des tractations ? J'attends le résultat.
Rédigé par Bettina Soulez dans Actualités, si nous en parlions ? | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Dans ce film, vous ne verrez pas les personnages courir à perdre haleine comme des dératés ou se jeter du haut d'une falaise pour vous faire vivre le grand frisson via écran interposé ! Stéphane Brisé met en scène d'autres ressorts.
"Mademoiselle Chambon" est un film calme, tranquille, lent parfois. De la dentelle qui se tisse petit à petit.
Il fallait savoir filmer le silence, puis filmer le silence intérieur habillé d'une musique, filmer la timidité entre deux personnes qui manquent de mots, filmer l'amour qui naît silencieusement de l'admiration que l'on a pour l'autre, filmer encore l'amour qui s'éloigne parce que l'ordinaire avec l'autre apporte le confort à deux mais guère plus...
Délicat, remarquablement joué par Sandrine Kiberlain et Vincent Lindon... dont j'apprends aujourd'hui qu'ils ont eu ensemble un enfant il y a quelques années... J'imagine que, pour eux, mettre en images à l'écran une passion naissante a du sens.
Rédigé par Bettina Soulez dans Picorés... ici... et là... | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Se positionner en martyr. On connaît la musique par coeur, jusqu'à écoeurement ! Voici quelques options. Vous pouvez cocher une ou plusieurs cases. Tout fonctionne !
"Je suis exceptionnel ! Donc ça dérange et on m'attaque ! On m'attaque, non pas parce que j'ai tort ou que je devrais réviser ma copie, mais parce que les autres voient surtout, sans oser le dire, que... :
ou encore
Avec la cerise sur le gâteau : "Je suis le mal-aimé mais comme je suis courageux, j'assume."
Chienne de vie, non ?
C'est rôdé et ça m'amuse souvent ! Et vous ?
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Stagiaire ? Le bon plan ! Pour qui ? Le stagiaire, l'entreprise ? En général, les deux quand le stage a une durée normale et se conclut par l'embauche souhaitée de part et d'autre.
LCL, le crédit lyonnais new look, fait fort !
14 mois de stage pour un étudiant en école de commerce à "un vrai poste durant vingt mois à un prix défiant toute concurrence... Une gratification de 500 euros bruts à 950 euros... Un coût bien moins cher qu'un jeune cadre qui aurait gagné 2300 euros bruts, auxquels il faut ajouter les commissions, le treizième mois, les primes d'intéressement, etc." extrait du journal Le Monde du 12 octobre 2009, interview de David. Puis un CDI débuté par une période d'essai de 3 mois, renouvelée bien sûr, avec licenciement à la clé ! Que de précautions et donc de camouflets avant de décider qu'il ne fait pas l'affaire !
Bien joué, LCL !?! Excellente pub ! C'est formidable, ces grandes machines qui créent de la richesse ! Un peu d'économie ici ou là pour payer les erreurs pharaoniques de certains autres.
Un petit jeune, un étudiant qui en fait les frais ? Un de plus ? C'est ordinaire, pensez-vous ?
Il faut justement que cela cesse ! J'en ai marre de ces méthodes qui balaient le ressenti des gens, leur sensibilité, leur combativité, leur goût du travail.
Rédigé par Bettina Soulez dans Humeur ! | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Un jeune* m'a expliqué. Ca y est ! Je sais tout... ou presque : à quoi ça sert, comment on fait, les gaffes à ne pas faire !
Je sens que ça va me plaire ! Soyez indulgent, je me lance !
... (Pause : je suis partie twitter...)
Waouh ! Que vois-je ? Plein de mes anciens "jeunes" potes du début du blog sont là ! Yeah !
Et vous ? Vous en êtes où dans ce monde-là ?
*Psssttt ! Le jeune prof, c'est Bibear !
Rédigé par Bettina Soulez dans Bien communiquer s'apprend 1 | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Etiez-vous du genre à aimer les cacahuètes ? Moi oui, même au bistrot… puis, un jour, cette étude faite sur ces coupelles de cacahuètes posées sur le zinc des bars : une analyse détecte un nombre incroyable de traces d’urines différentes : l’étude met en évidence que beaucoup de gens oublient de se laver les mains après avoir uriné et flanquent leurs microbes potentiels partout ! L’horreur ! C’est vrai : dans les toilettes publiques, c’est édifiant de voir le nombre de gens qui snobent les lavabos avant de sortir ! Et ce sont ces mêmes gens que vous retrouvez à l’hôpital ou en clinique, à tous les étages !
Un malade hospitalisé, s'il est observateur, peut devenir parano ! Avec ses plaies et sa fatigue, il peut choper n’importe quoi ! Et son univers s'est pourtant drôlement limité. Parfois rendu immobile, parqué dans une chambre à deux, ses mouvements sont restreints ! Cela peut même se limiter à : les mains sur le drap ou sous le drap ? Aujourd’hui, telle voisine de lit n'a même pas envie de serrer la main tendue d’un des visiteurs de sa voisine dont elle n'a rien à faire. Elle le trouve "crade" et l’imagine, accoudé au zinc, devant une coupelle de cacahuètes ! Elle ne parierait pas un kopeck sur l’immaculé de ses mains… Heureusement, on peut devenir des accros de la lingette nettoyante ou du savon alcoolisé, stockés sous le coude. Sauvé ! Et le serrage d’une main archi-douteuse ne sera plus qu’un mauvais souvenir !
Que d'objets cependant mis en commun : déambulateur, fauteuil, poignées de porte, interrupteurs… dans ces chambres souvent exiguës. Vive la propagation des microbes ! Les consignes sont normalement passées aux femmes de ménage (pardon ! aux techniciens de surface !) : elles ou ils sont censés nettoyer chaque jour tous les objets de la chambre, fauteuils et chaises compris.
Tant mieux ! Car les fauteuils servent aux manteaux des visiteurs mais servent aussi, le matin, aux malades. La fameuse phrase dite par les kinés : « On va vous mettre au fauteuil, aujourd’hui ! » indique bien qu’il va falloir vite fait quitter son lit, conquérir une première marche vers l’autonomie via le fauteuil... mais peut-être attraper là une saloperie de microbe apporté par un arrière-train habillé qui a préalablement séjourné sur une banquette de métro douteuse... Car les visiteurs de l’après midi, assis ou debout, peu importe, sont très attendus par les malades ! Sans eux, leur combativité serait anéantie… mais ils viennent avec leurs manteaux et leurs sacs qu'ils ont trimbalés n'importe où ! Ces gens se sont-ils frottés à un enrhumé, ou se sont-ils scotchés à cette vieille empreinte de chewing gum (anciennement farcie de salive) et maintenant incrustée sur la banquette d'un RER bondé ? Ont-ils pris l'ascenseur, serrés près des poubelles ? Ou encore ont-ils frôlé le bas de ce réverbère où tous les chiens du quartier viennent consciencieusement s'exécuter, flanqués de leurs maîtres au bout de la laisse, à l’œil absent ou vague qui tente d’exprimer : « Ah ? mon chien pisse n’importe où ? Je n’avais pas remarqué… Ce réverbère, le même, tous les jours ? Non ! C’est fou ça ! Je n’y ai jamais fait attention ! Je suis distrait, c'est dingue ! » Bref, sacs et manteaux transportent des microbes qui peuvent se déposer partout dans la chambre de l'affaibli.
Les fauteuils roulants, eux, à l'appel d'un cri strident, sont parfois cherchés en catastrophe, à toute heure du jour et de la nuit, quelque part dans le couloir. Incontournable : ils sont partagés par plusieurs malades. Alors... le fauteuil qui quitte un endroit et passe vite à un autre est-il remis au net, même en l’absence des techniciens de surface ? Qui le sait ? Car souvenez-vous : beaucoup de malades ne portent QUE la courte chemise baillante de l’hôpital qui laisse passer drains et sondes. Croyez-vous vraiment qu’il y ait beaucoup de porteurs de culotte, slips ou caleçons, assis en urgence sur un fauteuil roulant que l'on a soudain propulsé dans leur chambre ? Une urgence, un fauteuil, des blouses vaguement couvrantes… est-ce le trio gagnant pour choper une maladie nosocomiale ? Pourtant, très vite, le fauteuil roulant du malade en hôpital rappelle la voiture des nouveaux mariés, affublée d’objets « tintamarrants » : il trimbale ses drains, ses poches, sa transfusion ou des béquilles fichées là comme les flèches d’un arc imaginaire… C'est très perso, finalement, tout ça...
Et le bassin ! Ce truc d'invalide qui libère cependant ! Si le dessous du bassin, une fois rincé, n’est pas essuyé, il est éternellement rangé mouillé sur sa planche et ça marine, là... Et chaque fois qu’on le remet dans le lit du malade, hop !, un petit coup d'eau stagnante qui s'incruste dans le drap... et cela plusieurs fois par jour ! Sympathique, non ?! Et quand le malade partira enfin, définitivement, « les techniciens de surface » nettoieront-ils aussi la fameuse « planche où se glisse le bassin » ?!? Sujet "trash" ? Ben, non. La réalité...
Et cet infirmier qui passe de chambre en chambre avec les mêmes gants ? Il protège qui ? Lui ou le malade ?
Stop ! Parano, complètement parano, je vous dis ! Comment ? Vous ne connaissez personne qui a attrapé une maladie nosocomiale, vous savez "nosocomiale", ce truc dont on se demande toujours comment ça se chope dans un lieu de soins ? C'est une blague ? Vous ne connaissez personne qui a eu ça ? Vous vivez où, vous ?
De nouveau, l'actualité nous parle très sérieusement des maladies nosocomiales dans une clinique de la région parisienne.
Rédigé par Bettina Soulez dans Actualités, si nous en parlions ?, Books | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (0)
La reprise est là ! La bourse s'envole ! Les traders font la fête ! Les banques vont mieux !
Aaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhh ?
Mais où sont les gens ? Un 29 septembre ? Pas dans les magasins ! C'est la "dèche" ! L'immense magasin est vide de monde. Certains rayons frais, d'ailleurs, sont peu fournis : du jambon, il y en a, oui, mais 2 sachets au lieu de 100 ! Cet hyper grand magasin a, je l'imagine, décalé avec raison la livraison de ses produits frais. Bon point, bonne gestion. Même si cela ressemble à une fin de gloire : la surconsommation est terminée.
N'empêche ! Il y a bien ceux qui clament que tout s'améliore et puis, il y a l'individu, le gars normal, celui qui fait ses comptes, celui qui sait que "à chaque jour suffit sa peine", "un sou est un sou", "on ne vend pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué", "les conseillers ne sont pas les payeurs", "il y a Jean qui rit et Jean qui pleure" et... les délocalisations... les restructurations... les taxes... le chômage... le déficit public...
Décidément, on n'a pas tous les mêmes lunettes pour voir le monde !
Et puis, il y a "des gens" qui ne verront jamais "les autres gens": ils savent lire les chiffres mais pas les visages.
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Berk ! Souvent, pour acheter écolo, au coin de la rue, en évitant de prendre la voiture, il faut accepter la crasse. Je suis dégoûtée par la saleté des paniers à anses ou à roulettes qui ont le fond qui poisse et qui, du coup, salit les produits que je vais ensuite stocker dans mon réfrigérateur.
Dès l'entrée du magasin, on sait déjà, au vu de la pile, dans quelle densité de crasse on se lance ! Car la saleté du panier dès l'accueil me semble pire que celle des sols...
Alors, Patrons de supérette Casino, Franprix, Champion (Carrefour), Monoprix, aux heures creuses, faites donc laver vos paniers ! Une façon de respecter sa clientèle et de l'inciter à revenir.
Car votre concurrent, l'hyper, avec ses caddies en métal lavés à l'eau de pluie, marque un point et semble nous accueillir avec davantage de propreté...
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La gauche a triché ? Jean-Marc Ayrault, Jean-Christophe Cambadélis et quelques autres espèrent voir Ségolène Royal s'écraser et se taire. L'élection de Martine Aubry est indue ? Pas de vague, s'il vous plaît, dans un parti moribond.
Se taire, Ségolène ? Avoir l'air d'accepter la fraude sur les bulletins de vote qui l'a évincée du poste qu'elle convoitait ? J'espère bien que non ! Pourvu qu'elle résiste, au contraire, et qu'elle permette à la politique de se grandir un peu.
Car si vraiment Cohn-Bendit a raison : "Bourrer les urnes c'est une tradition d'une certaine gauche française", il est temps de moraliser tout ça !
A l'école, il y a des enfants à qui l'on donne un zéro pointé en cas de fraude ! Le but : les éduquer. Aujourd'hui, le PS mérite peut-être son zéro pointé !
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A quoi le reconnaître ?
1/4 pichet de rouge, une eau gazeuse et 2 cafés, le tour est joué : 52 € pour deux.
A ce prix-là, à raison de trois pauves tables occupées, on ne s'étonnera pas que le restau mette la clé sous la porte car, c'est sûr, le client ne revient pas ! Pigeon une fois mais pas deux ! D'autant qu'il va falloir que je mette mes habits au pressing, parce que 3 heures plus tard, bonjour l'odeur ! Elle tape l'incruste !
Aller au restau, ce n'est pas "bouffer loin de chez soi !", c'est une parenthèse dans la journée, avec de bons produits, même simples et surgelés, qui sont cuisinés sur place par des gens qui aiment recevoir.
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J'ai fait prendre un risque terrible à Philippe Labro. J'ai lu son livre "Les gens" après "L'élégance du Hérisson" de Muriel Barbery. Pari impossible à tenir : captiver autant que Barbery ! Pari donc pas tout à fait tenu.
Muriel Barbery a une écriture travaillée, superbe, du Proust revisité : ses phrases ont une syntaxe parfaite, sinueuse et pourtant limpide. L'histoire nous accroche car, dans cet immeuble, les contrastes entre habitants s'avèrent intéressants ou rigolos : certains sont figés dans leur maturité, d'autres discrètement en plein devenir. Et cette concierge, atypique, fait rêver...
Labro, d'habitude, j'adore ! Son dernier livre, bien sûr, mérite d'être lu car son personnage central, Maria, est attachant. Mais le côté séquencé des premiers chapitres retarde le lancement de l'intrigue.On sera malgré tout diverti d'autant qu'on retrouve des thèmes typiques de Labro (le choc et l'amnésie, les différences France-USA...).
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Méfiante, je suis allée avec des pieds de plomb voir le dernier Tarantino, de peur d'être glacée par la violence dont il est coutumier. Et j'ai énormément aimé cet excellent film : "Inglorious Bastards" car, dans le fond, la violence vient du sadisme de ces SS et Tarantino met en images une réplique à cette violence. Le résultat ironique, c'est que nous sommes dans un cinéma et qu'en tant que spectateurs, nous nous réjouissons de voir brûler un autre cinéma dans lequel le monstre, Hitler, et toute sa clique se retrouvent faits comme des rats !
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Tous les étés, sur mon balcon, je démonte un nid ou deux !
Parfois, j'ai à déplacer des oeufs pour arrêter le processus de couve.
Cette fois-ci, j'ai zappé le sujet et toc !, dans un gros nid, deux horribles bestioles grandissent à l'ombre, deux futurs crotteurs de plus sur le garde-corps de mon balcon !
Quand je les regarde, ils ont la trouille et se serrent l'un contre l'autre ! Ils ont peut-être raison !
Vous feriez quoi, vous, dans un cas pareil ? Si vous étiez moi, bien sûr, pas le pigeon, j'veux dire...J'attends vos idées...
J'envisage d'appeler BB dans un premier temps... Mauvais plan, non ?
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Bayrou essaie de survivre à l'abandon inévitable des siens, surnage tout seul et tente de se raccrocher à une pauvre petite éventuelle planche de salut qui passe à sa portée, le PS, ballotté lui-même par les remous que provoquent son absence de capitaine et les ordres contradictoires des petits chefs en mal de reconnaissance.
Moi, à gauche comme à droite, j'ai toujours aimé les "tronches pensantes qui s'investissent dans l'action". Dommage donc pour ceux qui tentent de s'afficher aujourd'hui dans l'opposition ! Leurs bons atouts sont déjà aux manettes, intégrés au gouvernement, investis de la confiance de Sarkozy !
Alors, quoiqu'on pense de Sarkozy, l'Histoire retiendra cet art incroyable de gouverner grâce auquel il a su donner à ses opposants les plus intelligents, au sein même de son gouvernement, un pouvoir et une liberté d'action qui honorent tout le monde ! Belle leçon de management !
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Des joueurs de foot surpayés pour nous distraire et qui ne sont plus du tout des valeurs sûres... un coach peu télégénique et énigmatique... des annonceurs sur les chaînes télévision qui refusent de payer pour ce spectacle de défaites en direct !... Bref, tout laisse penser qu'on va peut-être revoir enfin ce qui se passe dans ce monde-là : la sélection des grands manitous de la profession, des joueurs et de leur coach... et remettre à plat la grille des salaires de ces pousseurs de ballon blasés...
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Pour ceux qui ont la chance de voyager pour leur plaisir ou leur boulot, il est criant de voir, aussi bien dans les pays riches que dans les pays en voie de développement, les grosses voitures mal entretenues et pétaradantes, les fenêtres de maison mal isolées laissant fuir toute l'énergie, les feux brûlant n'importe quoi n'importe où, les sacs plastiques distribués largement et servant à tout, etc.
Qu'importe ! On nous parle ici de taxe carbone appliquée aux particuliers ! Est-ce vraiment l'urgence ? L'Etat ne devrait-il pas, d'abord, changer -par exemple- les bus pollueurs, rénover les bâtiments publics consommateurs d'énergie, faire prendre conscience aux entreprises de leur nécessaire gestion des déchets, etc. ?
Par économie, dois-je faire vider mon immeuble parce que nous sommes 40 familles à subir une isolation qui n'est pas au top du top ? Le provincial doit-il marcher le long de la nationale plutôt que de prendre sa voiture pour se rendre à son boulot dans un village mal desservi par les transports en commun ?
Nos choix ? La bourse ou la rue ! Payer ou déménager !
Ca vous paraît difficile ?!? Ce que vous êtes frileux !
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Adieu à :
A fleur de mot, adrien, kelblog, ginisty, confidences d'une blonde, damian west, guess who, jf legat, jérôme charré, max le jeune, metissing, mother tongue, piquepaille, elles par elles, au poil, benito, blog2manu, monde de sons, loïc le meur, radio resse... ainsi qu'à toute ma rubrique "blogs en sommeil" où j'avais laissé pour quelques temps encore des coups de coeur anciens qui avaient encore un vieux contenu magnifique...
Vos blogs se sont arrêtés ou ont changé d'optique. Vous les avez parfois abandonnés à une date qui a pris un sacré coup de vieux. Je regrette certains d'entre vous.
Mais la blogosphère se remplit d'autres talents. Je vais aller fureter ailleurs, à la recherche de nouveautés.
Rédigé par Bettina Soulez | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)
Vous voudrez diminuer le montant de votre taxe carbone en choisissant les transports en commun ? Bonne idée ! Et pan ! Vous augmenterez vos risques d'attraper la Grippe H1N1.
Ainsi, votre soif de civisme (et d'économie !) pour sauver la planète va, du fait de votre absentéisme et de la prise en charge de votre maladie, désorganiser la collectivité et l'économie locale voire mondiale !
Ne me demandez pas conseil ! Je trouve ce choix "cornélien" !!!
Rédigé par Bettina Soulez dans Actualités, si nous en parlions ? | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Tags Technorati: civisme, contagion, grippe, pandémie, taxe carbone, transport, économie
Après avoir fini un excellent livre "L'élégance du hérisson" de Muriel Barbery, il était temps de chasser les étoiles filantes. La nuit, malheureusement, est légèrement brumeuse et je m'offre un torticolis inutile... Je n'ai plus qu'à baisser le nez et assumer le fait que la poussière au sol m'attend. Les moutons sont bien là, il faudra bien que je m'en mêle...
Eternel aller-retour du rêve à la réalité. Poussière d'étoiles, poussière terrestre... Et moi, entre les deux.
Rédigé par Bettina Soulez dans C'est tout moi, ça !?! | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Avec sa célèbre phase extraite d'un de ses sketchs, Fernand Reynaud ferait aujourd'hui un tabac : "Pourquoi tu tousses ?" J'entends encore la suite : son rire saccadé qui joue le personnage confus...
Seulement voilà, on tousse tout autour du monde, de l'hémisphère sud à l'hémisphère nord, et cela fait désordre ! On en sourit parfois de cette psychose-pandémie de la grippe A H1N1, surtout dans un pays comme la France où la mobilisation du monde de la santé est rapide, réelle et efficace. On n'en sourit plus du tout dans des pays largement touchés où soigner reste un problème et où même les consignes primaires d'hygiène pour la prévention sont impossibles à tenir.
Elle est étrange, cette grippe, elle va vite... "Il court, il court, le furet, le furet du bois joli..."
Vous l'aurez "forte" ou "pas forte" ? Suspense...
Rédigé par Bettina Soulez dans Actualités, si nous en parlions ? | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)







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